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Blog à part

Si ça ne vient pas de l'AFP c'est que ça n'est pas réellement arrivé!


Guerre au sein de la Mocro Maffia 12bis

Publié par Desmoulins sur 19 Décembre 2020, 14:27pm

Catégories : #Mocro Maffia, #crime organisé, #Maroc, #Pays-Bas, #Belgique, #Justice, #Trafic de drogue

La «pakistana», la «khardela», l'«amnésia» ou la «gorilla», il s'agit là des nouvelles variétés de cannabis, des hybrides importés de l'étranger pour faire concurrence au «beldia», le cannabis traditionnel marocain qu'on trouve dans la région du Rif. 
Une des plus prisées est la «critikal». Elle aurait été fabriquée dans un laboratoire néerlandais et se trouverait être bien plus nocive que la beldia tout en se vendant moins cher. Elle consommerait aussi plus d’eau…. mais avec un rendement plus important (5 à 10 fois plus que la «beldia») et donc économiquement plus intéressante. Gourmands en eau et en engrais, ces hybrides, imposés par les grands trafiquants, ont donc des conséquences écologiques (épuisement et pollution des sols, épuisement des ressources en eau). (AFP - Crimorg.com)

(AFP / FADEL SENNA)

(AFP / FADEL SENNA)

Quelques mois plus tôt les autorités marocaines de Chefchaouen et de Taounat avaient découvert un autre cousin hybride du cannabis, le «Kartika». Elle aussi aurait été fabriquée dans des labos européens avec exactement les mêmes propriétés, grosse consommation d'eau et rendement 5 à 10 fois supérieur. Ce que l'ont ne sait pas encore, c'est la qualité supposée du produit ni même sa concentration en THC, le principal actif du cannabis. Par contre on envisage déjà de véritables mini catastrophe écologique. Gourmands en eau on l'a vu mais aussi en engrais ce qui a des conséquences sur l'épuisement et la pollution des sols ce qui provoque des conflits avec les riverains.
Ces nouvelles variétés ont le mérite d'avoir un meilleur rendement mais elles ne connaissent pas encore la joie de la culture indoor, une activité en plein boom depuis plusieurs années. Cette culture de masse longtemps cantonné aux Pays-Bas a pris un essor considérable à l'initiative de trafiquants albanais, vietnamiens et espagnols principalement mais pas que. Ces organisations sont passés maîtres dans cette culture spécifique, bénéficiant d'un savoir-faire inné et d'une main d'oeuvre bon marché. Les réseaux vietnamiens notamment sont connus pour cette double casquette de trafic d'êtres humains employés dans leurs fermes de cannabis. Des réseaux puissants, de l'Irlande à la France en passant par la France et jusqu'au Canada où ils sont réputés les numéro 1 en la matière.  Dans l'hexagone depuis 2011 la police a ciblé plusieurs réseaux,
en Seine-Saint-Denis, dans l'Essonnedans le Loiret ect...
Cette culture indoor est encore loin de faire concurrence aux marocains mais il y a fort à parier que ces hybrides ont pour but une culture indoor intensive hors Maroc qui reste le pays producteur quasi hégémonique.

En cette fin d'année 2019, les douanes marocaines vont multiplier les saisies spectaculaires.

Fin octobre, dans une ferme à une vingtaine de kilomètres de Tanger, la police judiciaire marocaine a saisi 9.122 kilos de résine de cannabis en 288 plaquettes et a interpellé 5 personnes. Les policiers ont également saisi 3 bateaux pneumatiques, des équipements de navigation et de communication, et 20 barils de carburant. Sur place les enquêteurs ont confisqué un camion et 8 remorques de grande taille disposant de caches aménagées, 4 voitures, de fausses plaques d’immatriculation, d’un lot d’armes blanches et d’argent liquide en dirhams.
Quelques jours plus tard, ce sont les douaniers du port de Tanger-Med qui ont découvert 8.830 kilos de résine de cannabis dans un camion conduite de transport international conduit par un espagnol.  
1 semaine plus tard, à Fès,13,2 tonnes de résine de cannabis dissimulées dans des plaques de marbre sont saisis dans une ferme.
A la fin de l'année c'est un camion transportant 16,2 tonnes de résine de cannabis qui est saisi au port de Tanger-Med, alors que le camion s’apprêtait à embraquer pour l’Europe. La drogue était cachée dans des caisses en bois, à bord d’une remorque reliée à un camion de transport international immatriculé au Maroc.
Mais le Maroc voit aussi à l'occasion quelques centaines de kilos de cocaïne trainant sur les docks des ports d'Al Hoceïma, Tanger ou de Salé. Cette fois c'est 476 kilos de cocaïne (pure entre 61 et 64%) qui sont saisi dans un appartement à Harhoura dans la banlieue de Rabat. La drogue, arrivée par voie maritime depuis l’Amérique du Sud, a été récupérée par un bateau de plaisance pour être ensuite débarquée et stockée dans cet appartement. 

Le port d'Al Hoceïma (lematin.ma)

Le port d'Al Hoceïma (lematin.ma)

Au Pays-Bas, en ce début octobre on a démarré les audiences préliminaires au futur procès dit «Eris» contre les membres du gang de bikers du Caloh Wagoh MC.
Lors de l'une d'entre elles, le témoin Tony de G., un ex membre du MC a déclaré que Delano R., le boss cofondateur, travaillait pour R.T. et que tous les meurtres opérés (Yumusak, Balentien, Souhali, Bogaerts et Wessels) et tentatives et projets (on en dénombre au moins 8) par le gang l'ont été sur ordre de ce dernier.
La justice considère que Delano est l'homme qui a dirigé les meurtres et que Greg Remmers, 71 ans est son "consigliere" («conseiller»). L'organisation criminelle poursuivi par la justice se compose de 14 suspects qui doivent être jugés pour dix meurtres ou tentatives.
Tony de G., affirme que le gang se compose de 3 cellules de 2 ou 3 personnes chacune. Delano contrôlait les contrats de meurtre. Le procureur a déclaré que, selon De G., Delano R. avait accepté les ordres de Taghi parce qu'il "payait le plus". L'ordre de meurtre de Yumusak émanait d'un autre suspect (Ferhat Y.) membre du milieu criminel turc et Greg Remmers l'a transmis à Delano.
Les autres éléments de preuve présentés par le pouvoir judiciaire proviennent principalement de trois disques durs saisis à Delano R. Contrairement à d’autres, la police n’a pas eu à craquer le téléphone. Delano R. semble avoir pris des photos et une vidéo des conversations en cours avec son pgp. Après que le département des enquêtes criminelles ait saisi ses disques durs contenant plus d'un million de fichiers, ils ont trouvé des photos et des vidéos de ces conversations. Selon la police, Delano R. utilisait souvent le surnom: "C-Murder". Pourquoi R. a enregistré la communication qu'il a eu avec Jermaine B. aka «The Wizzard» un donneur d'ordre travaillant pour Ridouan ? La Justice n'a pas su le dire encore si ce n'est que Delano ne semblait pas très prudent. Bien d'autres conversations audio et par sms se trouvent sur son portable dont la saisie s'avère l'élément à charge principal des parties civiles. Arrêté en Espagne Jermaine, lui, a été extradé aux Pays-Bas.
Le procureur a présenté les textes d'une partie de cette communication du PGP. Il s’agit d’extraits de conversations entre "CB1D45" (nom attribué à Delano R. par l’enquêteur) et "The Wizzard" (qui, selon l’enquêteur, serait Jermaine B.) où les deux négocient le prix d'un contrat. 
En février 2017, la communication de PGP concerne des assassinats des jumeaux Khalid et Mimoun B., Riff W., du rappeur Jason L., Germaine R. et d'Inchomar Balentien (quia été assassiné plus tôt cette année, les autres contrats n'ont pas été exécutés). Le prix des contrats oscillaient entre 70 à 90 000 euros.
En mars 2017, les communications ont commandité le meurtre de trois autres personnes. Cela ne pouvait plus continuer car la cellule de meurtre présumée de trois personnes avait été arrêtée le 17 mars 2017 à Europaboulevard, à Amsterdam, dans une voiture équipée d'armes, de cagoules et de bidons d'essence. Ces trois sont maintenant en procès. Les enquêteurs aimeraient boucler l'affaire avant la fin de l'année et organiser le procès pour 2021.
Parmi les inculpés ont trouve notamment Patrick S., 34 ans, (pour le meurtre de Wessels) dont on a déjà parlé ici et dont on a pas fini de parler mais wait and see.
Au moment de ces audiences le journal Telegraaf publie une info explosive.
La justice néerlandaise soupçonnerait R.T. d’être protégé par les autorités iraniennes. Selon l’hypothèse des enquêteurs, Taghi aurait aidé les services secrets iraniens pour quelques homicides en Europe. Installé à Dubaï, le caïd de la mocro-maffia se rendrait régulièrement, en yacht, en Iran. Plusieurs parlementaires ont réclamé au Ministre des Affaires Étrangères des demandes des explications à Téhéran. (
voir article

Delano et son consigliere Greg Remmers (Panorama.nl)

Delano et son consigliere Greg Remmers (Panorama.nl)

Je l'ai déjà évoqué dans les précédents articles mais la panoplie de tueurs utilisé par le caïd d'Utrecht est assez incroyable. Impliqué dans des dizaines d'assassinats. Son nom se retrouve dans toutes sortes de dossiers depuis 2013. 
Dans le cadre du meurtre du blogueur Martin Kok, l'implication de Ridouan T. serait aussi possible.
L'affaire a pourtant mené jusqu'en Écosse où on a retrouvé la trace des tueurs présumés.
Pour rappel, Martin a été abattu alors qu'il sortait du fameux club échangistes «Boccacio» à Laren. 
Kok, un ancien criminel condamné pour meurtre avait, après sa deuxième sortie de prison, créé une agence d'escorte, "Butterflies Escort", et a ensuite tenté un nouveau mode de vie plus légitime en créant un site Web qui parlerait de la pègre. Ce site a été un grand succès. Il est même devenu le site de crimes le plus visité aux Pays-Bas, où une publicité devait être payée jusqu'à huit mille euros par an. Mais le revers de la médaille de ce succès c'est que Martin n'hésitait pas à nommer les gens dont il parlait, fournissant noms et prénoms à la vue de tous et il est devenu très impopulaire dans "le Milieu". En 2015, sa voiture et sa maison essuient des coups de feu et en 2016 il a échappé à une bombe sous sa voiture posé par un homme travaillant pour R.T..
Les suspects écossais recherchés dans l'enquête sur cette liquidation auraient planifié ce contrat avec minutie durant des semaines. Si rapidement la piste de tueurs non néerlandais a fait son chemin, l'implication de criminels écossais semblait saugrenue mais les policiers ont découvert le pot aux roses en s'intéressant au dernier rendez-vous professionnel de Martin Kok. 
Le suspect numéro 1, Christopher «Scotty» H., est soupçonné d'avoir "attiré" Martin Kok dans un piège prétextant une association commerciale pour le compte d'une société de téléphonie cryptée du nom de MPC.
Kok voulait faire de la publicité sur son site Web «Butterfly Crime» pour MPC, un service semblable à ceux des réseaux Ennetcom et PGPSafe, désormais démantelés, moyennant gros sous.

2 attaques dans la même journée.

Quelques heures plus tôt Kok a emmené Scotty à l'hôtel «Citizen M» à Amsterdam Sud pour discuter business et ne s'est rendu au Club Bocaccio que plus tard dans la soirée. Lorsque les deux hommes ont quitté l'hôtel, une caméra vidéo a filmé une scène incroyable. Celle d'un homme qui a tenté de tirer dans la tête de Martin Kok qui se trouvait de dos avec l'écossais marchant à ses côtés dans la Prinses Irenestraat. Mais chose folle, l'arme s'est enrayé et le tireur s'est enfui sans que Kok ne remarque rien. Il y a donc eu une tentative infructueuse de tuer le blogueur en pleine rue à Amsterdam. Et preuve de al détermination des tueurs, une autre tentative a donc été organisé à la hâte sans que l'on sache s'il s'agissait d'une même tireur.
Scotty sera encore présent au club Bocaccio, sur le parking au moment de l'assassinat de Kok. Mis à disposition de la police Il avait été interrogé durant 3 jours mais pour les enquêteurs, il n'était pas l'auteur des coups. Anouar B. l'auteur de la bombe qui a visé Kok en décembre 2016 avait affirmé lui aussi que l'écossais n'était qu'un leurre. 
En février 2019, l'affaire rebondit avec le mandat d'arrêt lancé par la police britannique contre Christopher. Après enquête on découvre la proximité de ce dernier avec les frères G., Barry, 41 ans et James, 45 ans, deux écossais à la tête d'une organisation criminelle du quartier Rutherglen à Glasgow. Les frères - qui sont officiellement des entrepreneurs immobiliers - sont en fuite depuis un certain temps. Localisé dans l'Algarve portugaise puis au Brésil. Ils ont échappé au coup de filet de la police contre leur organisation. En 2018, 9 affidés sont été condamnés à 87 ans de prison en cumulé. Les frères, ainsi que plusieurs de leurs proches sont recherchés pour au moins un meurtre et 1 tentative plus l'agression d'un avocat dans son cabinet. En janvier 2020, Christopher Hughes est interpellé dans un hôtel de Turin sous le faux passeport letton d'Aleksejs Rustanovs.

Un journaliste de Motherboard a enquêté sur MPC. Dans son article, il écrit que MPC avait équipé les téléphones Android Google Nexus 5 ou Nexus 5X d'une carte SIM contenant uniquement des données, puis les a vendus pour plusieurs milliers d'euros pendant six mois. Le codage ne serait pas un pgp mais un système open source différent. On dit que MPC n'a vendu que 5 000 téléphones. Selon les publicités, MPC a également utilisé des ordinateurs portables "sûrs" et un système de suivi GPS.
Les frères G., désormais recherchés pour meurtre et violence, ont vécus de nombreuses années eu Portugal, où ils sont devenus connus sous le surnom "The Brothers". Motherboard a eu la confirmation de la part de deux sources différentes que MPC était la propriété des deux frères.
Le groupe a d'abord utilisé les téléphones de la société néerlandaise Ennetcom (rappelez vous la police a eu accès aux serveurs Ennetcom au Canada en 2016 et a réussi à déchiffrer de nombreux messages). Ensuite, ils ont commencé à configurer leurs propres appareils et leurs propres serveurs.
Les sociétés sœurs et filiales de MPC avaient des succursales à Dubaï, en Écosse et à Amsterdam. À l'heure actuelle, la société semble avoir cessé ses activités. Mais les autorités écossaises pensent que le réseau est toujours utilisé par les criminels écossais en fuite.

(cafeyn.co)

(cafeyn.co)

Le 13 octobre, c'est un autre procès important qui démarre. Mais ni aux Pays-Bas ou en Belgique mais en France. 
Le Tribunal Correctionnel de marseille est le lieu de jugement de 18 personnes accusées de blanchiment d’argent sale, issu du trafic de drogue. 11 autres personnes ont déjà comparu selon la procédure du plaider-coupable.
Cette vaste affaire qui a des ramifications de Dubaï au Maroc en passant par une épicerie du quartier des Batignolles à Paris concernerait le blanchiment de 400 millions d'euros entre 2012 et 2016 selon les enquêteurs. Ce qui en ferait une des plus grandes affaires de ce type jamais réalisée en Europe depuis la lessiveuse russe basée en Espagne des années 2010.
L’affaire avait commencé avec un contrôle d’une voiture aux plaques allemandes dans le Vaucluse en juin 2015 : à l’intérieur d’une cache aménagée 298.000 euros en coupures usagées de 10, 20 et 50 euros. L’enquête va soulever un gros lièvre. Un réseau basé sur le système informel de l’hawala (de la compensation entre «saraf», agent de change en arabe, sans transfert physique d’argent).
A la tête du réseau se trouvait Sallam C., un «saraf» marocain, en liaison avec les producteurs locaux. En fuite depuis 3 ans, il se chargeait du paiement de la drogue en Europe via son principal lieutenant installé en Belgique, Jawad Z., qui s’appuyait lui-même sur des collecteurs dont Abdalkrim Daoudi, accusé d’avoir géré plus de 70 millions d’euros en 230 collectes entre août 2015 et novembre 2016. (Le Parisien) 
D'abord grande spécialité libanaise (la Lebanese Connection démantelé en janvier 2016), ce métier de saraf (dans le milieu criminel) a vu un accroissement du nombre de marocains en lien avec l’accroissement de leurs richesses. Les réseaux Mocro Maffia bénéficiant de diasporas dans toute l'Europe Continentale y ont tissé un réseau complexe se composant de multiples branches. 

fraudeurs fiscaux et trafiquants de drogues, même réseau.

Si le terme Mocro Maffia renvoie aux diasporas marocains belge et néerlandaise, il serait fou de ne pas envisager d'élargir le champ d'action de ses trafiquants. En février 2015, un camion conduit par le fils d'une figure de la Banlieue Sud, abattu en 1998, est arrêté avec 178 kilos de hashisch. La police dans la foulée tente d'interpeller les chefs du réseau, les cousins B. de la cité Jacques Cartier de Choisy-le-Roi. Ces derniers utilisaient déjà les services d'un saraf avec qui ils arrivent à échapper à la police (ils ont été arrêtés depuis). 1 million d'euros en liquide est toute de même retrouvé dans les pneus d'un véhicule à Epinay-sur-Seine. En septembre 2018 se déroule le procès d'un autre réseau retentissant, celui des frères El M. à la tête d'un réseau de fraudeurs fiscaux en Suisse. L'argent confié était déposé sur des comptes et en compensation il recevaient du cash issu de la vente de cannabis. 
En 2019 c'est un chauffeur travaillant à l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui est interpellé alors qu'il transportait 100 000 euros dans une voiture du corps diplomatique. Il collectait l'argent pour le compte de deux sarafs marocains.
Toujours en 2019 ce sont des collecteurs maliens et mauritaniens qui sont arrêtés, accusés de blanchir cet argent en revendant des médicaments en Mauritanie. Là encore un saraf marocain était aux manettes.
Comme tout bon saraf, Daoudi parcourait toute la France pour collecter l’argent avec ses 3 véhicules munis de caches spécialement aménagées. Il est interpellé en novembre 2016 dans le Doubs en possession de 943.050 euros. Les sommes collectées étaient en général transférées en Belgique puis stockées dans la cave de Jawad Z.. A la demande de Sallam C., l’argent était ensuite transféré aux Pays-Bas puis à Dubaï. Une autre partie de l’argent était stockée dans une épicerie du 17ème arrondissement de Paris, gérée par Mohamed B., un autre «saraf» et son employé Aomar s’occupant notamment des fonds de chefs d’entreprise français, faisant affaires avec le Maroc (en toute discrétion et sans frais de douane ni restriction). Ils versaient une somme en liquide au Maroc à un saraf qui la reversait aux trafiquants de drogue puis qu' l'on pouvait récupérer ainsi en cash à Paris Ce sont ces fraudeurs qui ont eu recours à la procédure de plaider-coupable. (Le Parisien – Le Point)
L'épicerie de rue Jouffroy d'Abbans possédait une chambre et un coffre-fort dans l'arrière boutique d'où l'employé Aomar surveillait ce bureau de change ouvert 7 jours sur 7. 
Enfin une autre partie partait au Maroc via Malaga où le chef du réseau, un chef d’entreprise de Casablanca, les blanchissait dans l’immobilier au Maroc ou aux Émirats Arabes Unis. Cet homme entendu sur de nombreuses écoutes était celui qui était le référent pour le compte de plusieurs clans familiaux de narco-trafiquants. Il est toujours recherché.  
Lancée en 2016, l’opération «Kouri» est menée en France mais aussi en Belgique et aux Pays-Bas avec 36 interpellations et la saisie de 2,5 millions d’euros, 7 kilos d’or, 685 kilos de résine de cannabis et 10 kilos de cocaïne. Le réseau aurait ainsi blanchi entre 300 et 400 millions d’euros en 4 ans. Lire l'article de France Inter

La fin d'année va finir en feu d'artifice du côté des autorités comme des criminels.

 

Sources : Crimesite ; France Inter ; Panorama.nl ; De Telegraaf ; Le Parisien ; Bladi.ma

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