01/03/22
Huit ans chacun. Ce sont les peines qui ont été infligées ce matin (devant le juge d'instruction Sarno) à Luigi Austero et Luca La Penna, les deux boss du clan De Luca Bossa accusés dans le procès d'une bombe qui a explosée la Via Esopo à Ponticelli le dernier 11 mai dans le cadre d'une intimidation contre les rivaux du clan De Martino. La position du troisième suspect, Alfonso De Luca, a déjà été évoqué. Austero est le beau-frère de Michele Minichini. L'attaque était une réponse aux tirs qui ont visé Austero 3 jours plus tôt.
Le collaborateur de justice Rosario Rolletta ancien De Micco passé au De Martino a éclairé les enquêteurs sur les rôles dans son ex clan. «Ciro Uccella appartenant au clan De Martino pour lequel il s'occupe d'extorsion. Je reconnais Vincenzo Di Costanzo «'ou gabibbo» qui est un homme à tout faire du clan et qui garde spécifiquement les armes, vend de la drogue et sort en embuscade. Salvatore Cardillo s'occupe principalement d'extorsion et de récupération d'armes. Pietro Frutto traite d'extorsion et d'armes»
Puis les relations avec les Luca Bossa.
«Les De martino s'était retiré du cartel peu avant la période de septembre/octobre 2020 où nous nous sommes heurtés aux De Luca Bossa-Casella à propos des activités d'extorsion des piazze dans le quartier De Gasperi. 2 places de deal de crack tenu par «o'Nippolo» ont fait l'objet de pression. «on a volé la voiture de son fils et on l'a forcé à payer 3500 euros en échange puis de nous reverser une «redevance». Il payait aussi le clan adverse.
02/03/22
Vincenzo «Enzo a 'Somalia» Cerqua, 35 ans, est exécuté dans une embuscade via Gaetano Pelella à Casoria vers 20h45. Récemment sorti de prison, il se trouvait dans sa voiture quand un ou plusieurs hommes ont fait feu avec des calibre .45 dans sa direction. Déjà connu pour plusieurs affaires de stupéfiants, on pense qu'il a été tué dans le cadre d'un conflit entre les fidèles du clan Moccia et une autre bande nouvellement formée venue d'Afragola. On dit que Cerqua avait refusé de payer le pizzo exigé par les Moccia à tous les dealers de la zone. UN coopérateur de justice Lugi Migliozzi a impliqué Cerqua et sa femme de bosser pour le compte de Ciro Lucci fils du boss Antonio. Pour le punir Tommaso Russo, Ciro Sannino et Salvatore Barbato se sont introduits chez lui et l'ont agressé en filmant la scène et lui ont sectionné un lobe d'oreille. Cerqua aux dernières nouvelles avait porté plainte dans la foulée.
02/03/22
Ces derniers jours, la brigade criminelle de Reggio de Calabre a procédé à trois arrestations, visant trois agents pénitentiaires. Tous sont accusés de coups et blessures volontaires avec circonstances aggravantes et de torture. Selon le quotidien Il Fatto Quotidiano , l'enquête, menée conjointement par les procureurs Giovanni Bombardieri et Sara Perazzan , vise à reconstituer les événements du 22 janvier à la prison de San Pietro. Le passage à tabac d' Alessio Peluso, considéré comme le chef du groupe Abbasc Miano de la Camorra, aurait eu lieu à l'intérieur de l'établissement.
En septembre, Peluso avait déjà semé le trouble à l'intérieur de la prison de Frosinone. Il aurait introduit clandestinement une arme à feu dans l'établissement à l'aide d'un drone, arme qu'il aurait ensuite utilisée contre des détenus avec lesquels il s'était disputé. Pour cette raison, cet homme de 29 ans a été transféré à Reggio de Calabre ces derniers mois , où il aurait été agressé par des gardiens de prison.
Quelques jours après les faits, Peluso, en visioconférence avec le tribunal de Naples, a porté plainte et a ôté son T-shirt pour montrer au juge les marques de mauvais traitements subis en prison. Après avoir alerté le parquet de Reggio de Calabre , le procureur adjoint Perazzan a ouvert une enquête. Interrogé, le jeune détenu napolitain a confirmé sa version des faits. Le magistrat a également ordonné à la brigade criminelle de saisir les images de vidéosurveillance.
Des émeutes ont éclaté hier après-midi à l'intérieur de la prison San Pietro de Reggio de Calabre, mais ont été maîtrisées par la police pénitentiaire. « Malgré le manque criant de personnel et des conditions de travail intenables», a déclaré Maurizio Policaro, secrétaire régional d'Osapp qui s'est fendu d'un communiqué.
«Un détenu d'origine napolitaine, appartenant vraisemblablement au crime organisé et incarcéré à la section AS3, déjà connu des médias pénitentiaires pour avoir tenté de tuer un autre détenu dans un autre établissement en tirant plusieurs coups de feu, a déclenché une nouvelle manifestation , mettant en péril l'ordre et la sécurité de la prison », rapporte Policaro dans un communiqué. «Cet individu avait déjà eu un comportement similaire ces derniers jours. Hier après-midi, la situation s'est aggravée lorsque les manifestations qu'il a organisées ont également impliqué le reste de la population carcérale. Cet incident critique aurait pu être extrêmement dangereux en raison du manque de personnel. Seul un sens des responsabilités et un sentiment d'appartenance, avec l'aide d'un nombre important de policiers pénitentiaires, ont permis de rétablir le calme dans l'unité.»
«Que faut-il de plus ?» s’interroge Pasquale Montesano, secrétaire général adjoint d’Osapp. «Pour que le gouvernement fasse du système pénitentiaire une priorité, par des annonces et des actions concrètes et tangibles, le gouvernement est débordé. La situation critique actuelle fait chuter la population carcérale à des niveaux comparables à ceux d’il y a près d’un demi-siècle. Les prisons sont désormais hors de contrôle. Et ce, malgré les sacrifices consentis depuis longtemps par les hommes et les femmes de la police pénitentiaire, qui paient le prix d’années de négligence politique et de superficialité des gouvernements, y compris l’actuel. Nous exigeons des réformes et des interventions immédiates et sans délai de la part des responsables politiques et de tous les pouvoirs publics, conformément au rôle et aux devoirs de la police pénitentiaire. Nous demandons au ministre Cartabia et au chef de la police pénitentiaire, Petralia, d’alléger la charge de travail excessive par une meilleure organisation et un renforcement des effectifs.»
InterNapoli.it
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03/03/22
Gaetano Ariosto, 48 ans, que l'on croit proche du clan Mazzarella-D'Amico est abattu via Rio dans le centre de Boscotrecase vers 15h30. Son frère Pasquale a été condamné à perpétuité pour le meurtre de Luigi Mignano tué en avril 2019. L'homme qui a tué Ariosto, Antonio Papa s'est rendu quelques heures après aux carabiniers. Il s'agit d'un entrepreneur local qui voulait en terminer avec l'extorsion que lui faisait subir la victime depuis des années (selon ses mots aux policiers).
07/03/22
Arrêté début février pour avoir tenté de soudoyer un médecin en échange d'un faux pass sanitaire afin de partir à Dubaï avec sa famille, Luca Esposito gendre du boss Patrizio Bosti a déjà fait des déclarations aux procureurs anti-mafia. S'il n'a pas encore décider de collaborer il a juste fait des «déclarations spontanées». Selon lui l'Alliance de Secondigliano est comparable à la Cosa Nostra sicilienne. Actuellement c'est Anna Aieta, femme de Francesco Mallardo qui serait en charge bien qu'elle purge actuellement une peine de 13 ans.
Au sein des Bosti-Contini, Esposito affirme que chaque leaders de cette factione emploie des hommes comme ils l'entendent en citant en exemple Nicola Rullo un des dirigeants des Bosti-Contini qui a sosu sa coupe des hommes de main/associés qui n'ont pas été «validés» par Edoardo et Patrizio.
Esposito a aussi indiqué qu'il ne cachait pas son aversion pour son beau-frère, Ettore «un tueur incontrôlable et sanguinaire (…) qui il y a plusieurs années m'a fait part d'un double meurtre où un innocent a été tué en regardant un match de foot à la télé».
Selon lui le clan peut compter sur des taupes dans la police pour être prévenu des opérations imminentes. Actuellement Patrizio Bosti bien qu'incarcéré toucherait 2500 euros par mois de son clan et 1500 vont à son fils Ettore. Mais en dehors du «salaire» Bosti toucherait en tout 15/16000 euros par mois. Toutefois Esposito va se rétracter quelques jours après et ses déclarations ne seront pas utilisées lors des procès.
08/03/22
On croyait l'extradition de Raffaele Imperiale quasi actée mais il n'en est rien. Preuve en est la présence de la ministre italienne de la Justice, Marta Cartabia aux Émirats pour appuyer notamment la dite demande d'extradition et faire accélérer les choses. Cartabia a rencontré son collègue Abdullah Al Nuaimi alord qu'une troisième demande d'extradition pour Raffaele Imperiale a été déposée par le parquet de Naples. Imperiale aurait tenté de faire valoir que son extradition de Dubaï vers l'Italie était un "enlèvement" et une violation de la Convention européenne des droits de l'homme.
Mais un tribunal italien a déclaré qu'il n'y avait aucune raison d'interjeter appel directement devant la Cour suprême.
10/03/22
Acquitté pour non-culpabilité. Un rebondissement spectaculaire s'est produit dans le procès en appel d'Alfredo Aprovitola, soupçonné par les enquêteurs d'être le comptable du clan Mallardo. La cinquième chambre de la Cour d'appel de Naples a acquitté cet homme de 53 ans. Le procureur général avait requis la confirmation de la peine de sept ans de prison prononcée en première instance pour extorsion aggravée par des méthodes mafieuses, mais cet argument a été rejeté par la défense. Tous les biens d'Aprovitola, qui avaient été saisis, lui ont également été restitués. Alfredo, diplômé en économie et en gestion, était, selon l'accusation, responsable de la gestion des différentes activités commerciales du clan et avait assumé «la fonction de comptable pour diverses entreprises, notamment dans les secteurs de l'immobilier et de la construction».
Ces accusations furent corroborées par les déclarations de nombreux collaborateurs de la justice, fournissant des informations claires et détaillées sur la possible gestion des fonds illicites du clan par le même homme. À l'issue du procès en appel, le juge estima cependant les charges retenues contre lui sans fondement et l'acquitta pour défaut de comparution.
InterNapoli.it
13/03/22
Un repris de justice de 46 ans originaire de Frattamaggiore est blessé dans une fusillade à Arzano vers 21h00. Il se trouvait dans sa voiture quand des inconnus ont fait feu sur lui.
15/03/22
Emprisonnement à vie pour Francesco «Sandokan» Schiavone et Giovanni Diana pour le meurtre de l'agent de la circulation Antonio Diana, tué en 1989 à San Cipriano d'Aversa (Caserte).
C'est ce qu'a décidé la Cour de cassation qui a confirmé le verdict rendu en 2019 par la cour d'appel de Naples, mettant fin à une procédure dans laquelle les collaborateurs de justice, étaient Antonio Iovine, Carmine Schiavone, Giuseppe Quadrano, dont les déclarations ont permis à la Direction anti-mafia du district de Naples de reconstituer les rôles des différents membres du clan dans la planification et l'exécution du crime après près de 30 ans.
Au total, il y avait neuf accusés, mais sept, dont Iovine lui-même, ont choisi la procédure abrégée (tous déjà condamnés) contrairement à Sandokan et Diana.
Du procès, il est ressorti que Francesco Schiavone était l'instigateur tandis que Diana la miroitier avait pour tâche de localiser la victime et aussi de garder les armes. L'agent de la circulation Antonio Diana a été tué dans le cadre de la querelle qui opposa à la fin des années 1980 les groupes dirigés par Francesco Schiavone et Francesco Bidognetti à celui du fondateur du clan Antonio Bardellino. En particulier, le meurtre de Diana était une réponse au meurtre de Michele Russo, un proche de Sandokan tué par les hommes de Bardellino ; Francesco Schiavone a cru que l'agent de la circulation avait agi comme un miroir pendant le crime de Russo, et il a donc donné l'ordre de mort.
- Antonio Terraciano, 23 ans, du clan Tedesco-Terraciano est blessé par des tirs à Acerra. Le 26 mai son cousin de 19 ans Enrico Terraciano est arrêté. Il s'agirait d'un conflit à propos d'une dette liée au trafic de drogue.
15/03/22
La Cour d'appel de Naples a rejeté la demande d'annulation de la détention provisoire déposée par Claudio Davino, avocat de Ciro Di Lauro, arrêté dans sa cellule le 22 février par les carabiniers de l'unité d'enquête de Castello di Cisterna. Maître Davino, en collaboration avec la Direction antimafia de Naples (les procureurs Maurizio De Marco et Lucio Giuliano), poursuit le fils du chef de clan Paolo Di Lauro pour le double homicide de Domenico Riccio et Salvatore Gagliardi , survenu à Melito (Naples) le 21 novembre 2004. Les juges ont rendu la même décision à l'encontre de Giovanni Cortese, arrêté le même jour avec deux autres suspects, Salvatore Petriccione et Ciro Barretta (ces deux derniers étant déjà en détention), dont les avocats n'ont pas formé de pourvoi devant la Cour d'appel.
La mesure de détention préventive a également été notifiée par l'armée à trois autres suspects : Giovanni Cortese, Salvatore Petriccione et Ciro Barretta (ces deux derniers étaient déjà détenus), soupçonnés d'être impliqués, à divers titres, dans l'embuscade qui, selon les enquêteurs, s'est déroulée dans le contexte de ce qu'on appelle la « première querelle des Scampia».
Il a reconstitué avec une précision méticuleuse chaque étape de l'embuscade qui a coûté la vie à Domenico Riccio et Salvatore Gagliardi, les deux hommes tués dans un bureau de tabac à Melito en novembre 2004. Ce drame s'est déroulé en pleine querelle, aux prémices de la guerre entre les Di Lauro et les Scissionistes. Massimo Molino, nouveau collaborateur de la justice, a décrit les événements qui ont conduit à la mort de Riccio. Riccio était considéré comme proche des Abbinante : Molino a mis en cause plusieurs membres du commando et a également impliqué son beau-frère, Maurizio Maione (qui n'est actuellement pas visé par une enquête). Ses déclarations sont jointes à l'ordonnance de détention provisoire qui a conduit, il y a quelques jours, à l'arrestation de Ciro Di Lauro , fils du parrain Paolo, de Salvatore Petriccione , de Giovanni Cortese et de Ciro Barretta.
Déclarations de Massimo Molino
«Un jour, 'o marenaro nous a fait parvenir un message : Mimmo Riccio, propriétaire d'un bureau de tabac à Melito, devait être éliminé. À cette époque, la méfiance régnait, et mon beau-frère Maurizio Maione décida d'aller personnellement voir Ciro Di Lauro pour en avoir le cœur net. Ciro Di Lauro confirma l'information et nous confia également que, si l'occasion se présentait, la femme de Rito Calzone et celle de Genny « 'o McKay » (Gennaro Marino) devaient elles aussi être tuées. Mimmo Riccio devait disparaître car, selon Ciro Di Lauro, il blanchissait et investissait l'argent de Raffaele Amato. Molino entre ensuite dans les détails, évoquant également une ruse employée pour éviter d'éveiller les soupçons : « Rosario Di Bello est arrivé à l'improviste et nous a annoncé la présence de Mimmo Riccio. Instinctivement, Maurizio, qui n'était pas censé participer, a changé d'avis et a déclaré vouloir y aller, même sans casque. Maurizio Maione – le visage découvert – alias le « marenaro », Pasquale Malavita et Cicciotto, qui conduisait la Fiesta, sont donc partis. Maurizio et Pasquale Malavita étaient assis à l'arrière, le «marenaro» à côté du conducteur.»
16/03/22
Un malien de 22 ans est blessé par des tirs sur la Piazza Garibaldi à Naples.
17/03/22
2 personnes ont été blessées aux jambes par des tirs lors d'une embuscade survenue dans la soirée à Arzano via dell'Annunziata. Une des victimes est Antonio Alterio (28) frère de Raffaele o sheriff et l'autre Daniele L. (32) sans casier. Les liens de la première victime laissent penser aux enquêteurs qu'il pourrait s'agir d'une reprise des affrontements entre le gang Cristiano-Mormile d'une part, et le groupe Monfregolo d'autre part. Selon les derniers rapports de police, Alterio serait proche du gang Monfregolo, qui contrôle actuellement Arzano. La tension est palpable à Arzano , marquée d'abord par des embuscades de la Camorra, puis par des actes d'intimidation et des fusillades : c'est une guerre entre la famille Cristiano , désormais prise pour cible, et la famille Monfregolo, de retour sur ses terres. Le dernier épisode en date est l'incendie de la camionnette du beau-père du parrain Pietro Cristiano. Le journaliste Mimmo Rubio , placé sous protection policière en raison de son travail, reconstitue la situation et les événements. «Après l'embuscade survenue il y a un mois au bar Roxy, au cours de laquelle Salvatore Petrillo, neveu de Pasquale Cristiano, ancien chef du clan Arzano 167, branche de l'organisation criminelle Amato-Pagano connue sous le nom de «sécessionnistes», a été tué et quatre autres personnes blessées, dont deux sans lien avec le milieu criminel, la ville d'Arzano est plongée dans un climat de terreur et de peur.»
À tel point que dès que la garde a été «abaissée», des marches simultanées de personnes inconnues au visage masqué ont été enregistrées dans diverses voitures et sur diverses motos dans la ville pour dire que désormais les hommes liés au chef Cristiano ne sont plus aux commandes d'Arzano mais eux, c'est-à-dire les fidèles de l'ancien chef Giuseppe Monfregolo , chef des 167, également actuellement détenu (arrêté par les Carabiniers en mai 2019 à Afragola).
Selon Radio Città, le clan Monfregolo a déjà chassé de la ville la famille et les associés de l'ancien chef Cristiano, recourant même à des tactiques d'intimidation. Leur quartier général s'est temporairement déplacé dans le centre historique et le quartier de la Via Pecchia, en attendant leur retour définitif dans leur fief du 167.
InterNapoli.it
17/03/22
Un réseau de blanchiment d'argent de la Camorra démantelé à Rome, un producteur de cinéma dans la tourmente. Blanchiment d'argent, aggravé par la complicité de la mafia, et falsification de factures : tels sont les chefs d'accusation, à des degrés divers, retenus contre neuf personnes. Elles ont fait l'objet d'une mesure de détention provisoire ordonnée par le juge d'instruction et exécutée par le commandement provincial des carabiniers à la demande de la direction antimafia de Rome. Simultanément, l'unité de police financière de la Guardia di Finanza a saisi plus de 1,5 million d'euros.
Les investigations menées sur ce dernier ont révélé des liens avec un producteur de cinéma Daniele Muscariello (45), qui projetait d'enlever un entrepreneur fortement endetté auprès du clan D'Amico-Mazzarella, originaire de San Giovanni a Teduccio. Ce projet criminel n'a finalement pas abouti. Parmi les personnes visées par cette mesure figure un policier et un carabinier.
L'enquête approfondit un volet de la procédure qui, le 18 janvier, a conduit à la mise en œuvre de mesures conservatoires à l'encontre d'individus fortement soupçonnés d'appartenir à deux réseaux armés de trafic de stupéfiants. Au cours de l'enquête, des liens avec un producteur de cinéma ont été mis en évidence. Ces liens visaient à kidnapper un homme d'affaires fortement endetté auprès du clan D'Amico-Mazzarella de San Giovanni a Teduccio : un projet criminel qui a finalement échoué. Les investigations menées sur les aspects financiers de l'affaire ont permis de reconstituer et de documenter les différentes phases d'un système de blanchiment d'argent, vraisemblablement issu des activités du clan de la Camorra susmentionné.
Le retrait d'argent à Naples et son transport ultérieur jusqu'à Rome ont été découverts , les mesures nécessaires ayant été prises pour le dissimuler à bord des véhicules utilisés. Cette opération a été réalisée avec l'aide de deux agents des forces de l'ordre, l'un de la police d'État et l'autre des carabiniers, tous deux fortement soupçonnés de complicité dans cette affaire. Ces agents, outre le fait d'avoir offert de meilleures garanties pour échapper à d'éventuels contrôles durant le transport, auraient également, selon les éléments de preuve recueillis, étendu leur coopération à l'acquisition et à la divulgation d'informations confidentielles permettant de contourner d'éventuelles enquêtes.
Il est également apparu que l'argent à blanchir était remis à un domaine viticole complaisant, dans le but de l'introduire dans le système financier légal par le biais de transferts de fonds, y compris à l'étranger. L'enquête a aussi porté sur le transfert de fonds du domaine viticole vers des sociétés de production cinématographique contrôlées et gérées par le producteur, grâce à des factures fictives, notamment concernant de prétendus parrainages de films. Ces factures permettaient de justifier des transactions importantes grâce aux flux financiers sous-jacents considérables. Comme l'ont révélé les écoutes téléphoniques : « Un film peut coûter 200 000 €, mais il peut aussi coûter 50 millions d'euros . »
L'argent rapatrié à Naples via des transactions bancaires effectuées par les sociétés de production cinématographique au profit d'autres entreprises soupçonnées d'être liées à la Camorra et ayant bénéficié de ces opérations, a été considéré, au vu de la gravité des preuves, comme un blanchiment d'argent. Au cours de l'enquête, des transactions bancaires liées au blanchiment d'argent pour un montant total d'au moins 1,25 million d'euros ont été découvertes, tandis que des éléments ont mis en évidence la mise à disposition systématique de 200 000 euros par jour pour ces opérations, afin de dissimuler leur origine illicite.
Les investigations ont été menées en combinant des outils d'enquête traditionnels, comme la filature, avec des techniques plus avancées (écoutes téléphoniques, surveillance environnementale et vidéosurveillance). Ces dernières ont permis de contrôler directement les retraits d'argent liquide et leurs livraisons ultérieures au producteur de cinéma et au domaine viticole. De plus, grâce aux écoutes téléphoniques effectuées dans les bureaux des sociétés de production, à la surveillance des livraisons d'argent liquide dans des sacs et à l'interception de conversations, il a été possible de recueillir des informations sur les avantages des délits financiers par rapport à d'autres types de délits, notamment en termes de rapport coût-bénéfice, compte tenu des différentes peines prévues par la loi et des gains importants en espèces.
Les éléments de preuve nécessaires pour établir la gravité des preuves circonstancielles susmentionnées ont également été corroborés par les déclarations d'un collaborateur du clan D'Amico-Mazzarella. Dans le cadre de l'enquête, l'unité de police économique et financière de la Guardia di Finanza à Rome s'est attachée à reconstituer les liens financiers entre les personnes physiques et morales impliquées, ce qui a permis d'identifier un réseau complexe de factures relatives à des transactions fictives, destiné à blanchir les fonds des clans de la Camorra, produits de leurs activités illicites.
InterNapoli.it
17/03/22
Réductions et confirmations de peine dans le jugement rendu par la Cour d'appel de Naples pour blanchiment d'argent par des membres du clan Di Lauro . La peine de Salvatore Aldo a été réduite à 3 ans et 4 mois.
Giovanni Cortese et Salvatore Di Lauro ont été condamnés à 10 ans et 8 mois de prison ; Antonio Silvestro à 6 ans et 8 mois. Les peines de première instance prononcées contre Vincenzo Flaminio, Antonio Mollo et Aniello Scioro ont été confirmées , et ils ont été condamnés aux dépens. L’ordonnance de détention provisoire en vigueur à l’encontre d’Aldo Salvatore et d’Antonio Silvestro a été levée, et leur libération immédiate a été ordonnée, sauf s’ils étaient détenus pour un autre motif.
21/03/22
Trafic de drogue à la prison de Secondigliano : 26 détenus et agents pénitentiaires arrêtés. Ce matin, à Naples, Frosinone et Salerne , ainsi que dans les prisons de Naples, Campobasso, Cosenza, Fossombrone, Spoleto, Voghera, Saluzzo, Tolmezzo et Trapani, l’Unité d’enquête du commandement provincial de Naples et l’Unité centrale d’enquête du corps de la police pénitentiaire ont exécuté une mesure conservatoire (22 personnes en détention et quatre assignées à résidence) ordonnée par le juge d’instruction du tribunal de Naples à la demande du parquet de Naples – Direction antimafia du district – visant 26 individus, soupçonnés, à des degrés divers, de complot en vue de trafic de stupéfiants et de corruption.
L'enquête a rassemblé de multiples sources de preuves, y compris des déclarations à l'appui de plusieurs collaborateurs de la justice, concernant l'existence d'une plaque tournante du trafic de drogue au sein de la prison de Naples Secondigliano, gérée par des détenus qui faisaient entrer clandestinement divers types de stupéfiants (cocaïne, haschisch et marijuana) dans la prison.
L'enquête a également mis au jour des actes de corruption commis par des membres de la police pénitentiaire qui, moyennant finances, ont permis l'introduction de stupéfiants et de téléphones portables, ou ont facilité le déplacement de détenus au sein de l'établissement et le placement de membres d'une même organisation dans les mêmes cellules.
Le trafic de drogue à la prison de Secondigliano était géré par plusieurs membres de la Camorra. Le clan Vigilia de Soccavo était représenté par les cousins Alfredo et Pasquale, ainsi que par Cristian Monaco, Giuseppe Mazziotti et Angelo Marasco. Parmi les détenus liés au clan Mazzarella figuraient Fabio Crocella, Ciro Quindici et Pasquale Nasti. Antonio Napoletano , alias «o Nannone» , un parent du gang dirigé par le petit chef Emanuele Sibillo, a également été arrêté lors de l'opération des Carabiniers.
Eugenio D'Atri , le chef vésuvien accusé du double homicide de Tafuro-Liguori , est également impliqué . Antonio Autore, membre de la famille De Micco de Ponticelli , est lui aussi dans le collimateur. Michele Elia, l'un des chefs de clan qui contrôle le Pallonetto di Santa Lucia , est également en difficulté . Raffaele Valda a été arrêté, soupçonné d'être l'un des promoteurs du clan Cuccaro-Aprea de Barra . Salvatore Basile, lié au clan du quartier de Traiano , est lui aussi dans le collimateur.
24/03/22
Les responsables de Vanella-Grass auraient soudoyé des gardiens de prison pour obtenir des transferts à la prison de Secondigliano. Ce sont les nouveaux éléments qui ressortent du dernier ordre de placement en détention provisoire signé par la juge d'instruction du parquet de Naples, Isabella Iaselli, à la demande des procureurs Luigi Landolfi et Simona Rossi. L'enquête concernant la prison de Secondigliano Nord portait également sur le transfert d' Umberto Accurso dans un autre quartier et une demande similaire formulée par Rosario Guarino.
25/03/22
Raffaele Imperiale a été extradé vers l’Italie, rapatrié par un avion officiel, affrété par la Présidence du Conseil. Il va commencé sa peine de 5 ans infligé lors de son procès in absentia de 2021.
28/03/22
La brigade volante, en exécution d'un ordre d'incarcération émis par le bureau du procureur général de la Cour d'appel de Naples, bureau des poursuites pénales, le 23 mars 2022, a procédé à l'arrestation de Luigi Bitonto, né à Naples le 26 juin 1977, car il a été reconnu coupable d'extorsion, de vol et d'enlèvement aggravés par des méthodes mafieuses.
Pour ces crimes, commis en novembre 2011 et juillet 2012, Bitonto purgera le reste de sa peine, soit 6 ans, 7 mois et 2 jours de prison. Les perquisitions menées immédiatement par les enquêteurs ont permis d'identifier Bitonto à son domicile, Via Giacinto de Sivo. Après avoir accompli les formalités requises, il a été conduit au poste de police et transféré à la prison de Secondigliano.
29/03/22
Dans le quartier Ponticelli de Naples. Gaetano Cervone homonyme du boss du clan Aprea (devenu coopérateur de justice) a été blessé par 2 hommes en scooter.
Durant la même nuit des tirs ont visé la voiture et la fenêtre de l'immeuble du boss Vitale Troncone dans le quartier Fuorigrotta. Ce dernier a déjà subi une attaque il y a quelques mois.
29/03/22
La deuxième section de la Cour d'assises de Naples (présidée par Concetta Cristiano) a condamné Cosimo Di Lauro, à une nouvelle peine à perpétuité (avec 18 mois d'isolement).
Cosimo Di Lauro a été reconnu coupable des meurtres de Raffaele Duro, Salvatore Panico et Federico Bizzarro, commis avant la sanglante querelle de 2004 et, par conséquent, avant la scission. Les procureurs adjoints de la Direction antimafia (DDA), Maurizio De Marco et Immacolata Sica, l'ont considéré comme l'instigateur de ces meurtres. Parmi les tueurs à gages impliqués dans les deux raids (tous présumés membres du commando Di Lauro) figuraient ceux qui, peu après, ont provoqué la scission du clan.
Duro et Panico, âgés respectivement de 51 et 44 ans au moment de leur assassinat, ont été tués le 22 janvier 2004 à Mugnano, dans la province de Naples, sous une pluie de balles (une vingtaine de balles ont atteint leur cible) tirées par un commando de tueurs à gages alors qu'ils étaient arrêtés dans leur voiture. Federico Bizzarro, chef de la zone de Melito, a été tué le 27 avril 2004 dans un hôtel de Qualiano, alors qu'il était avec sa maîtresse. Les tueurs à gages sont passés à l'acte déguisés en policiers.
29/03/22
4 membres du clan Ciccarelli de Caivano sont arrêtés pour association mafieuse, port illégaux d'armes, incendie volontaire violences et menaces. Il s'agit d'Antonio C. (17/01/70) ; Mariano Alberto V. (11/10/86) ; Corrado S. (30/06/86) et Antonio C. (01/10/84).
30/03/22
Danilo Volzone est condamné à 14 ans pour la tentative de meurtre (avec le facteur aggravant de l'association mafieuse) contre Francesco Liotti survenue le 20 août 2020 via Filippo Visconti à Avellino. Cette attaque étaient un des nombreux incidents survenus dans la zone entre des voitures incendiées, des actes d'intimidation liés à une querelle criminelle pour le contrôle des piazze de drogue démarrée après l'arrestation des frères Galdieri. Volzone est le beau-frère de Damiano Genovese et Liotti d'Antonio Taccone, deux référents mafieux.
30/03/22
Démantèlement d'un groupe criminel à Frattaminore par les carabiniers de la compagnie Giugliano et qui avait son quartier général dans les immeubles de la Via Turati. De là, ils géraient un trafic de drogue pour le compte du clan Pezzella , dont ils étaient une branche, et étaient engagés dans une sanglante guerre criminelle contre le groupe rival Mormile-Cristiano d'Arzano.
Les destinataires du mandat d'arrêt du Premier ministre sont quatre hommes et trois femmes : Pasquale Landolfo, alias «o scagnato», 41 ans ; Francesca C. , alias «a zia», 43 ans ; Assunta E. , alias «Assuntina», 41 ans ; Antonio M., 41 ans ; Pasquale S., 31 ans ; Luigi C. , 50 ans ; Carmela Landolfo , 20 ans.
Les enquêteurs considèrent Pasquale Landolfo comme le chef, le promoteur, l'organisateur et le gérant du réseau de trafic de drogue situé à Frattaminore, au 20 Via Turati. Ce réseau était organisé pour la vente de stupéfiants, notamment de marijuana, de haschich, de crack et de cocaïne. Les appartements situés en mezzanine et au troisième étage servaient de bases opérationnelles, faisant office de laboratoires pour la préparation, le conditionnement et la livraison des drogues. Francesca Cipoletti est considérée comme la principale et régulière fournisseur du réseau, tandis que les autres suspects étaient impliqués, avec des rôles interchangeables, dans la vente et la livraison des doses aux acheteurs, la surveillance des lieux, le conditionnement et le traitement des drogues, la surveillance des lieux, la surveillance et la distribution, la gestion des comptes et la dissimulation des stupéfiants.
Les carabiniers ont reconstitué une structure opérationnelle stable et complexe pour le groupe de trafiquants de drogue, qui «disposait des ressources matérielles et financières, ainsi que du matériel de protection (systèmes de vidéosurveillance) nécessaire pour prévenir et échapper à l'intervention des forces de l'ordre. À des fins de gestion, ils utilisaient des téléphones portables dédiés, des matériaux d'emballage, des balances de précision et des notes manuscrites.»
Le groupe, selon les enquêteurs, était une branche du clan Pezzella , opérant sur les territoires de Frattaminore, Frattamaggiore et des zones environnantes, en guerre contre le clan 167 d'Arzano, une querelle qui a éclaté après la libération de prison de certains membres importants, dont Monfregolo Giuseppe alias «o guallaruso».
Au cours des opérations, 15 000 euros en espèces, dont l’origine reste encore floue, ont été trouvés et saisis, ainsi que diverses balances de précision, un fusil à pompe et des munitions de différents calibres, y compris pour Kalachnikovs.
31/03/22
Un jeune de 15 ans se trouvait dans une voiture avec son père lorsqu'ils ont été rejoint par un véhicule, près de via San Nicola alla Dogana, d'où des coups de feu ont été tirés. Le jeune homme a été blessé aux jambes.
Sources : Il Mattino : InterNapoli.it ; NapoliToday ; Cronache della Campania ; Roma ;
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